vendredi 7 octobre 2011
Dématérialisé ? Vraiment ? Est-ce bien sûr ?
Un livre numérique est loin d'être un "objet" dématérialisé. Je n'ai pas retenu les chiffres exacts mais l'équivalent pétrole qu'il faut brûler pour lire un livre sur un écran et sans commune mesure avec celui dont a besoin un livre papier, au désavantage du premier. Toutes les machines nécessaires à la fabrication d'un livre numérique sont bien plus "énergivores" que quelques kilos de papier. Mais, une seule machine peut produire des centaines, voire des milliers de livres, pourra-t-on m'objecter. C'est oublier la très rapide obsolescence des divers soft et hardwares. Rien qu'un exemple : l'Iphone depuis 2007 en est déjà à sa 5e version ! Une durée de vie de moins d'un an ! Alors que j'ai dans ma bilbiothèque quelques volumes de Voltaire publiés au XVIIIe siècle que je peux ouvrir et lire encore (et qui sont moins chers qu'une tablette IPad).
Les progressistes sont toujours un peu aveugles. Sans vouloir jouer les prophètes de malheur, il me semble que l'on parle de la raréfaction des ressources (pétrole et métaux) et carrément de la disparition de certaines d'entre elles. Ces ressources qui sont nécessaires, et en volume important, à la fabrication de toutes ces machines, celles-ci étant fondamentalement liées à la civilisation du pétrole qui est la nôtre et qui va bientôt disparaître.
On me dira que ce n'est pas pour demain. D'accord ! C'est pour après-demain. Mais, on trouvera de nouveaux matériaux, de nouvelles sources d'énergie. Rien ne peut faire démordre un progressiste de son optimisme.
Un ministre français dans son éloge funèbre à Steve Jobs a comparé ce dernier à Gutenberg. Je ne suis pas sûr que dans six siècles, on utilise des machines qui aient quelque chose à voir même de loin à celles de feu le patron d'Apple. Mais, à quoi bon tirer des plans sur une comète qu'aucun d'entre nous ne verra passer.
Philippe Menestret
Les progressistes sont toujours un peu aveugles. Sans vouloir jouer les prophètes de malheur, il me semble que l'on parle de la raréfaction des ressources (pétrole et métaux) et carrément de la disparition de certaines d'entre elles. Ces ressources qui sont nécessaires, et en volume important, à la fabrication de toutes ces machines, celles-ci étant fondamentalement liées à la civilisation du pétrole qui est la nôtre et qui va bientôt disparaître.
On me dira que ce n'est pas pour demain. D'accord ! C'est pour après-demain. Mais, on trouvera de nouveaux matériaux, de nouvelles sources d'énergie. Rien ne peut faire démordre un progressiste de son optimisme.
Un ministre français dans son éloge funèbre à Steve Jobs a comparé ce dernier à Gutenberg. Je ne suis pas sûr que dans six siècles, on utilise des machines qui aient quelque chose à voir même de loin à celles de feu le patron d'Apple. Mais, à quoi bon tirer des plans sur une comète qu'aucun d'entre nous ne verra passer.
Philippe Menestret
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